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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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n'altéra, ni sa santé, ni son ju-gement, ni sa mémoire; au sur-plus, c’est un excellent topiquepour la brulure 8t les hémorroïdes.

Pomme de merveille , Balsaminemâle ou rampante. Plante communeen Allemagne, en Angleterre Scen Italie. Elle fleurit en Août, 8cson fruit ne mûrit que difficile-ment. Ce fruit infuse dans l’huiled’Olive îc macéré à la chaleur dusoleil ou du bain, donne unexcellent baume vulnéraire , utilepour les blessures, 8c même dansles accouchements laborieux.

Pomme de terre. Cette plante,originaire d’Amérique, est culti-vée en France. En Suisse elle sertde nourriture , sur-tout aux en-fants. M. Duhamel dit avoir man-gé d'afléz bon pain fait de Pommede terre 8c de Froment.

POMMETTE. V. Azerouer.

POMMIER. Cet arbre ne seplait que dans les climats tempé-rés. Un peu d’humìdité ne lui estpoint nuisible. Ses fleurs fontd’une grande beauté. Lorsqu’ellesfont doubles, elles font l’orne-ment des bosquets du printemps.Son fruit est rafraîchissant, laxa-tif. En Normandie l’on retire parexpression des Pommes sauvagesun cidre d’abord doux , mais en-suite piquant 8c vineux, dont lesNormands font usage comme duvin. L’ivrelse occasionnée par l’ex-cès de cette liqueur, dure pluslong-temps St fait plus de malque celle du vin. Le cidre trop fer-menté donne un assez bon vinai-gre. L'esprit de cidre retiré parla distillation, est cordial 8c chasseîa mélancolie. On en fait encoreun sirop béchique. Le Pommierest un des arbres à fruit dont l’in-dustrie humaine , conduite pat leraffinement, a obtenu un grandnombre de variétés. Les Pommes,à raison de leur qualité, se man-gent «rues, cn compotes, cuites

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au feu ou au four , en confitures,en pâtisseries. On reproche à cefruit d’ètte venteux ; il est cepen-dant salutaire aux personnes sai-nes. II se digéré facilement lorl-qu’on boit de l’eau. On doit segarder d’approcher du feu un»Pomme ou tout autre fruit gelé ;il faut au contraire les jetter dansde l’eau froide : elle se dégèledoucement, 8c ne perd rien desa qualité. Le marc des Pommessert au chauffage des pauvres,comme celui des Poires. Son boisest moins dur 8c d’une qualité in-férieure. Les Charpentiers 8c lesMenuisiers en font peu d’u sage.11 est assez estimé des Tourneurs.Son écorce donne une teinturejaune.

Pommier de Cannelle. V. Ata.

POMPHOLIX, ou Thutie blan-che. On donne ce nom à la chauxdu zinc sublimé. Voyez Zinc.

FONDERA. Les poids dontles Anciens ont fait usage ont étéde pierre noire, de Jaspe, debronze ou d'autres matières; ony observe des lettres qui indi-quoientleur valeur. On y lit quel-quefois le nom de l’Empereur 8ccelui du Temple où on les dé-posoit. II est difficile de détermi-ner le rapport qu’il y a entre lespoids des Anciens 8c les nôtres.

PONGOS. C’estle nom qu’ondonne fur les côtes occidentalesd’Afrique à la grande espece d’O-rang-Outang ; voyez ce mot.

PORC. C’est le Sanglier modi-fié, altéré, dégénéré par l’escla-vage. Se s oreilles molles Sc pen-dantes font les signes de son an-cienne domesticité. Cet animal estd’une très-grande utilité sur-toutpour les gens de la campagne.Toute espece de nourriture luiconvient. Sa gourmandise est ex*citée par les mets les plus sales 8cles plus dégoûtants. Les matièresgrasse», humides, onctueuses ré-