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«gitaticns, des vertiges, des con-vulsions. Les vomitifs & les po-tions onctueuses sont seuls pro-pres à diminuer i’âcrete' Le à sus-pendre les progrès rapides d'unpoison ausiì violent. L’Histoiredu pays de Kamtchatka nous ap-prend qu’une fléché trempée dansle suc d'une especc de Renoncu-le , fait une blessure mortelle,dont le malade périt en deux jours,si l’on ne suce le poison. Les Ba-leines , atteintes d’un de ces traitsempoisonnés, viennent se jettersur le rivage & expirent avec desgémissements affreux. On pour-roit peut-être se servir avec suc-cès d'une décoction de Renoncu-les contre les Punaises, & de cetteplante en poudre dans les appaspréparés pour détruire les Rats.
. RENOUÉE. Cette plante tireson nom de la quantité de nœudsdont ses tiges font garnies. Ellecroît dans les lieux secs & incul-tes , tels que le bord des grandschemins 8c les cours des maisons.On vante fa vertu contre les in-i siammations 8c pour arrêter lessiux de sang. Elle fleurit en été& demeure verte presque touteTannée , excepté l'hiver.
REQUIN. Poisson de mer,ou plutôt monstre matin d'uneextrême voracité. Quelques Na-turalistes, à cause de sa forme,le mertentdans la classe des Chiensde mer. 8a gueule est affreuse parsa grandeur Lc la multitude de sesdents, qui forment plusieurs ran-gées 8c qui font tranchantes com-me un rasoir. Ces dents, lors-qu’elles viennent à manquer,font remplacées par d’autres dentsqui sc redressent. On a pris desRequins dans les mers d’Afriquede 15 pieds de long 6c d’une gros-seur proportionnée. II s'attachesouvent à la suite des vaisseaux ,pour se nourrir des immondices& des cadavres qu’on y jette du
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bord. Il y en a qui pèsent jusqu’ì50000 liv. A Nice, à Marseille ,on a trouve des hommes entiers& même tout armés dans sestb*mac des Requins. La gueule duRequin s'ouvrc largement j maispour mordre aisément, il el: obli-gé de sc mettre sur le côté, a causede sa mâchoire inférieure qui ren-tre en dessous, ce qui lui fa.t sou-vent manquer sa proie. Ce poissonest si goulu & en même-temps 4 ìhardi, qu’il s’avance quelquefoisà sec sur le rivage pour dévorerles passants. Uu Matelot Proven-çal en 1744 se baignant pres d"An-tibes , un Requin nageoir au-dessous de lui, le sbivoir. Le Ma-telot de crier au secours. On luijette une corde , il se la passeautour du corps. On l’enîeve ra-pidement. Le Requin s’elance,& fut encore assez adroit pouremporter une jambe, comme sielle eût été coupée avec une ha-che. Sa femelle est vivipare &porte onze petits à la fois, quisortent de son ventre attachés parun cordon umbilicale. L'adrelié »jointe à la hardiesse, est capablede vaincre la résistance la plusforte & la plus vigoureuse. LesNegres ne craignent point détra-quer le Requin. Dans le tempsqu’il poursuit fa proie, & Jorf-qu’il est prêt de s’élancer fur euxen se tournant, ils plongent au-dessous de lui & lui fendent leventre. Nos Pêcheurs Européentne font pas aussi téméraires. Onlui jette un gros hameçon dc fergarni d’une piece de lard. 11 re-vient jusqu’à quatre fois à Pamor-ce - quoique déchiré jusqu’ausang. Son avidité le perd. Lors*qu’il n’est pas affamé , on le voittourner autour de l’appas, exami-ner, «'éloigner, revenir, mordre,quitter prise , s’élancer fur l’ap-pas lorsqu’on le retire, ravalergoulûment; se débattre ensuite