THE
Thé. II se prend à l’eau. Sonicreté demande à être corrigée parle sucre. A la Chine, on le boitpur, parce qu’il a été nouvelle-ment préparé. Le Thé bohé , ouThé bout différé du précédent,parce qu’il a été plus froissé , plusrôti. Sa récolte ne s’en fait quedans les mois d’Avril 8c Mai. Onle prerid au lait. Le Thé le moinscher est celui qui porte le nomde Thé de Flandres. C’est le Théde la Chine dont les Anglois &les Hollandois ont tiré une légereteinture, 8c qu’ils vendent en-suite en France 8c en Allemagneaux gens de la campagne. Le Théde la Martinique , du Paraguay ,des Antilles , du Mexique ne fontque des variétés du Thé ordinai-re. On vend quelquefois pourduThé des feuilles de diverses au-tres plantes, telles que le Théd 1 Europe , nom donné à la Véro-nique mâle, le Thé de France oude Provence , qui n’est qu’une ef-pece de petite Sauge que les Chi-nois préfèrent à leur Thé, celuidu fort S. Pierre, efpece de Ca-jryophillata. Mais parmi les diffé-rentes fortes de Thé, on distin-gue la Cajfine de la mer du Sud ,•voyez ce mot. En général le Théest une boisson douce, agréable ,propre pour la digestion ; on encroit cependant l’excès nuisible,sur tout lorfqu’il est pris à l’eau ,parce qu’il relâche les fibres del’estomac. Les grands buveurs deThé à l’eau font maigres, & quel-quefois sujets à des mouvementsconvulsifs. Mais pris au lait, iln’est point mal-faisant. La meil-leure maniéré de le préparer con-siste , non à le faire bouillir, maisà jetter dans l’eau bouillante unepincée de feuilles, de lui en lais-ser prendre une légere teinture,de jetter les feuilles, 8c d’en re-mettre de nouvelles à plusieursreprises. Les Hollandois, en bu-
THE 525
vant cette teinture , tiennent dusucre candi dans leur bouche. AuJapon , l’on verse l’eau bouillante'sur le Thé réduit en poudre. Depetits pinceaux de roseaux Indiensdécoupés avec art, fervent à agi-ter cette poudre jusqu’à ce quel’écume vienne à la surface del’eau, qu’ils boivent sans sucre.
THEAMEDE. On soupçonneque cette pierre des Anciens estla même que la Tourmaline voy.ce mot.
THECA. Efpece de Chcnedes Indes, dont on trouve desforêts entieres dans le Malabar.Ses feuilles bonnes à manger, ren -dent une liqueur, qui sert à tein-dre en pourpre les foies 6c les co-tons. On fait aussi de fes fleursbouillies dans le miel du pays,un sirop vanté pour l’hydropisie.Son bois dur est employé dansl’Inde à la construction des vaisseaux 8c des temples.
THÉRÉBENTHINE. Nomdonné à l’huile concrète qu’onretire de différents arbres résineux,tels que le Thérébituhe , le Pin ,le Sapin , le Méleqe , &c. voyezces mots. La véritable Thérében-thine vient du Levant. La blan-che est celle qui coule de l’arbre,qu’on reçoit, & qu’on fait bouil-lir 8c refroidir. C’est un mastica-toire pour les Orientaux en deçàdu fleuve Indus. Les femmes nepeuvent s’en passer. Elles en onttoujours dans la bouche. CetteThérébenthine leur blanchit 8caffermit les dents, donne à l’ha-leine une douce odeur 5c excitel’appétit. Les Turcs la nommentSakkis. La Thérébenthine rouge dePerse doit fa couleur au feu : lesPersans font dans l’ufage de brû-ler les Thérébinthes, pour ei»obtenir la résine. Elle est bril-lante, friable 8c dure. Les Pein-tres du pays en font usage. Engénéral, les Thérébenthines don-