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grande partie Touvrage de Votre Majesté , lès-'goíits & fa raison solideent extrêmement limité ce genre de dépenses., & plusieurs font entièrementretranchées. Elle m’a pareillement soutenu dans la résistance que j’aiapportée à toutes ces demandes multipliées de Gratifications , d’Indemnités,d’Échanges, de Concessions, &■ tant d’autres- maniérés d’ètre à charge auTrésor royal, qu’une longue facilité avoit introduites , & qui dans l’eípacede trois cents- soixante-cinq jours dont est composée Tannée, forment parleur renouvellement habituel une charge annuelle subsistante, qu’on mettoitavec raison dans la Classe des Dépenses ordinaires.
J’ai ensuite examiné toutes les parties de perceptions divisées entre ungrand nombre de Receveurs ou de Compagnies , & que le besoin de fondsd’avance avoit successivement introduits, non-seulement au détriment desrevenus du Roi, mais encore au grand sacrifice des meilleures régies d’Ad-ministration. De cet examen & de t-.p. plan de conduite , font nées toutesles réformes successives & toutes les réductions que j’ai proposées à VotreMajesté , & dans le nombre des agens, & dans la diminution des profits.Ces opérations diverses & multipliées ont été ordonnées, les unes par desDéclarations, ou par des Arrêts du Conseil de Votre Majesté, les autrespar de simples décisions. J:e ne m’arrêterai point fur celles qui n’ont eupour but que des économies , mais je rappellerai dans le cours de ceMémoire les institutions principales, & dont Tutihté est liée au-x principesd’une làge administration.
Je me hâte dans ce moment d’annoncer à Votre MAJESTÉ, que- tantpar Teffet de mes foins & des diverses réformes qu’Elle a permises, que parl’amélioration de í'es revenus , ou par leur augmentation naturelle : & enfinpar T extinction de quelques Rentes & de quelques Remboursemens , l’étatactuel de ses Finances est tel que malgré le déficit en 1776, malgré .te dépensesimmenses de la guerre , & malgré les intérêts des Emprunts fûts pour ysubvenir, les revenus ordinaires de Votre Majesté excèdent dans cemoment ses dépenses ordinaires, de Dix millions deux cents mille livres.
Plus un tel résultat peut surprendre, plus il est important de le justifier& d’en rendre les élémens sensibles ; & c’est ce que j’ai tâché de faire parle Tableau que je présente à Votre MAJESTÉ, & par les pièces
justificatives qui y font jointes.