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de la fortune des particuliers* L’on a cherché cependant à fixer quelquesprincipes à cet égard, fur-tout à Paris, & l’on a pris pour mesure le nom-bre de domestiques , les équipages, le loyer des maisons , &c. On a tâchéaussi de mettre de la règle dans les répartitions faites par les Corps decommunautés ; mais il reste toujours une claífe nombreuse de Contribua-bles- , dont la Capitation soumise à des principes incertains excite fréquem-ment des difficultés & des plaintes. Je crois qu’avec un sacrifice modiquede la part du Trésor royal, on pourroit convertir la Capitation de Parisdans quelqu’autre Impôt , à l’abri de tout arbitraire ; tel, par exemple, qu’unelégère augmentation fur les Vingtièmes des maisons, ou quelque taxe furdes objets de luxe; mais il faut attendre un temps plus opportun, parceque tant que la guerre dure, on n’est jamais sûr que les nouveaux Droits,propres à servir de remplacement , ne deviennent nécessaires aux besoins--urgens de l’État.
Corvées.
On a trop souvent développé à Votre Majesté,, les principes furcette matière, pour que je doive nr’étendre à cet égard: Je dirai.feulementque plus j’ai examiné cette importante discussion, & plus je me fuis con-vaincu , qu’il est à desirer que les moyens de supprimer la Corvée soient,favorisés. Cette question , en dernière analyse, n’est qu’un débat entre lespauvres & les riches ; car il est aisé d’apercevoir d’un coup-d’œil, l’avan--tage du pauvre à la suppression de la Corvée. Un homme sans facultés,^un Journalier, dont on exige par an sept ou huit jours de Corvée, n’au-roit à payer que douze à quináe fous pour fa part à Tlmposstion deschemins, si elle étoit établie au marc. la livre de la Taille;. & il retrouve-roìt encore bien amplement le dédommagement de cette petite contribution ,par Pintrodudion de nouveaux ouvrages à p.rix d’argent, au bénéfice desquelsil participeroit par son travail. Nul doute donc que la Corvée ne soitévidemment contraire aux intérêts- de cette classe de vos Sujets, verslesquels, la main bienfaisante de Votre Majesté doit sans cesse «'étendre,afin de tempérer autant qu’il est possible, le joug impérieux de la pro-priété & de la richesse.
D’ailleurs la répartition & la perception d’un Impôt en Argent fontsoumises à des règles certaines, au. lieu que la distribution de la Corvée &
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