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Compte rendu au Roi / par M. Necker, directeur général des finances
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ia surveillance sur son exécution multiplient les décisions & les punitionsarbitraires , & obligent à remettre un grand pouvoir entre des mainssubalternes.

Cependant, car il faut toujours considérer les objets dAdministrationfous leurs différens rapports , la diversité des Droits & des ImpositionsFacilitant leur étendue, un impôt en travail, ou autrement dit la Corvée ,est peut-être une heureuse idée fiscale; cest-à-dire, un moyen nouveaude multiplier entre les mains du Souverain, les efforts & les sacrifices deses peuples ; mais dépareilles combinaisons ne pouvant plaire à VotreMajesté , qui est fur-tout jalouse de faire servir son autorité au bonheurde ses Sujets, jai cru seconder ses intentions, en favoriíànt avec ména-gement la suppression des Corvées ; & par-tout elles subsistent, jaiexcité M. rs les ïntendans à veiller fur leur juste répartition , & à ne riennégliger pour soumettre ces travaux à des règles fixes. Enfin, dans plusieursGénéralités on laisse aux Paroisses la liberté dopter entre les deux manièresde pourvoir à la confection des routes ; mais cette liberté , cette option , quisemble au premier coup-dœil si raisonnable, nest pas àlabridinconvéniens,lorsque ceux qui doivent délibérer, ont un intérêt si distinct. Cependant,dès que les Loix générales fur cette matière ont rencontré si souvent desobstacles quon na pu vaincre, les modifications lentes & douces, toutesimparfaites quelles font, deviennent préférables.

Mais pour tant dobjet le concours des volontés est si nécessaire, les difficultés dexécution se multiplient, jai cru quil salloit un établis-sement dAdministration , capable de seconder les vues bienfaisantes deVotre Majesté & de les perfectionner ; & cette réflexion me conduit àretracer les motifs qui mont engagé de proposer a. Votre Majesté.,lessai dAdministrations provinciales.

Administrations provinciales.

Je nai pu fixer mon attention fur létat imparfait des Impositionsétablies dans vos Provinces, & fur tous les biens quon y peut faire,fans être frappé du singulier retard lon étoit à cet égard. Jai vu quedans chacune de ces Provinces , un homme seul , tantôt présent, tantôtabsent, étoit appelé à régir les parties les plus importantes de lordre

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