TAB. Iïig- r-
4 RECUEIL
n’ont point encore été pratiquez, le sont fort commodément dans teMachines que l’on propose : car le Levier y agit non seulement de lamaniéré qu’ il fait quand on s’en sert comme d’un simple organe, c'eft-à-dire, avec peu de frottement, mais il y agit même fans aucun frot-tement ;Lc le Rouleau y agit non seulement sons frottement,mais d’unemaniéré encore plus parfaite que quand on s’en sert comme d’un sim-ple organe, à cause qu’on ne le fait point appuyer fur un plan, ou^inégalité, qui fe rencontre toûjours, Sc dans la surface d u corps quiappuyé fur le Rouleau , Sc dans le plan fur lequel le Rouleau passe,apporte de grands obstacles à la puissance mouvante j parce que com-me ces inégalitez font que le Rouleau ne fçauroit agir que le fardeaune soit élevé .Sc ne redescende lorsqu’il fe rencontre des éminences, cesfréquentes élévations employent inutilement la puissance en l’obligeantde faire des efforts qui n’appartiennent point au mouvement dont ils’agir, lequel n’est qu’un mouvement horizontal} au-lieu que dansnos Machines le Rouleau agit uniformément, S C par son moyen lapuissance ne fait aucun effort qui n’ait un effet pour l’élevation à la-quelle elle est employée. II ne fera donc pas difficile de faire com-prendre, que les Machines qui agiront suivant ces princijses sont capa-bles de produire ces bons effets, quand on aura explique quelle en estla structure Sc la maniéré d’agir. J’en décris ici de trois fortes.
La premiere est composée d’un Rouleau ou Cylindre A A, qui sertd’cfficu à une roué en forme de poulie marquée B ; l’effieu, qui tourneavec la poulie, est soutenu par deux cables C C attachez au haut de laMachine, qui est en forme de Grue. Le même essieu a un autre cableD, qui soutient le fardeau E , Sc la roué a une corde FFQ_, qui luiest attachée Sc entortillée , Sc que l’on tire pour élever le fardeau.L’élevation fe fait par la raison que la corde étant tirée, la roué tour-ne Sc en même temps l’effieu , qui roulant fur les deux bras R R dugruau est tiré vers le haut de la Machine par les cables C C , qui s’en-toi tillent autour de l’effieu, de même que le cable D qui soutient lefardeau : car il arrive nécessairement que les cables s’entortillant s’ac-courcissent Sc tirent vers l'endroit où ils font attachez } c’est-à-dire,que les cables C C tirent l’effieu avec la roué vers le haut de la Machi-ne, Sc que le cable D tire le fardeau vers l’effieu} parce que les cablesattachez au haut.de la Machine , Sc celui qui soutient le fardeau sontentortillez fur le rouleau de deux sens differens’. Et comme le rou-leau ne passe fur les bras du gruau qu’en tournant , il agit fans aucunfrottement, ainsi qu’il est expliqué dans la premiere Figure , où lerouleau A peut passer fur l’appui F H en allant vers H lans qu’il y aitde frottement. Or la force de la Machine , de même que dans laGrue ordinaire, dépend de la grandeur de la roué Sc du peu de gros-seur que l’on donne au rouleau. Mais pour augmenter cette force onfait que la corde FFQ^qui tait tourner la roue est tirée au bas de la