DE PLUSIEURS MACHINES, &c. f
Machine par un rouleau GG tourné avec des leviers, que l'on fait 'agir aussi lans frottement, faisant entortiller la corde F F Q. fur le rou-leau GG, qui est attaché par les cordes H H11 : car lorsqu’on faittourner le rouleau cn baissant les bouts L L des leviers, les cordes IIqui s’entortillcnt à l’entour du rouleau le font descendre , & la cor-de FFQ^, qui est entortillée fur le rouleau GG, est tirée tant par ladescente du rouleau causée par rcntoniìlement des cordes II, que parson entortillement fur le même rouleau, qui tourne en descendant, &qui remonte lorsqu’on releve les leviers L L, parce qu’il est retiré enhaut par les cordes H H. Mais pour faciliter faction du rouleau G G,qui tire la corde FFE , i! y a dans la barre K , au travers de laquellela corde passe , une autre Machine , qui est ci-après décrite , & quej’appelle Main ou Analemme, parce qu’elle retient & arrête la corde,de maniéré qu’elle la laisse aller librement quand elle est tirée en bas,fie qu’elle la retient & l’empêche de retourner en haut pendant quel’on remonte le rouleau G G en relevant les bouts L L des leviers,qui agissent par reprises; fit asm qu’alors le bout Q,de la corde ne re-monte pas auíîì, il est entortillé à un autre rouleau M , qui est im-mobile au bas de la Machine} fit il faut supposer que ce bout de lacorde marqué Q_est tenu par un homme, qui l’arrête & le tient fermelorsqu’ on leve les leviers, fit qui le tire lorsqu’on les abbaisse.
II faut cependant remarquer que la traction , qui fe fait pour empê-cher la corde de remonter quand on leve les leviers GL, fit pour lafaire venir lorsqu’on les abbaisse , n’est point une action qui appartien-ne tellement à l’élevation du fardeau , qu’ elle doive être proportion-née à fa pesanteur, n’y ayant point d’autre action qui le doive êtreque celle qui se fait furies leviers GL, fur lesquels il faut appuyerplus ou moins selon la pesanteur du fardeau : car cette traction cil tou-jours la même quand on releve les leviers , parce qu’ alors le fardeauest retenu par la partie de la Machine appellée Main, fit quand on bais-se les leviers, le triple entortillement de la corde fur le rouleau G Gl’y attache afsès fortement pour tirer les plus grands fardeaux , pourpeu que la corde entortillée fur le rouleau immobile soit retenue , ain-si que l’experience le fait voir dans l’instrument appellé Poulain , dontles Tonneliers fe servent, fit par le moyen duquel un homme soutientavec la main un muid de vin afsès facilement.
La seconde Machine, qui agit par les mêmes principes que la pre- tab. I.miere, en est differente en ce que le cylindre qu’elle employé ne rou- kîZ. i.le point fur un plan, comme dans la première, - où il roule íur les brasdu gruau; ce qui est capable (comme il a été dit) d’apporter des ob-stacles au mouvement, lesquels ne fe rencontrent point dans la ma-niéré dont il agit dans cette seconde Machine, où il ne fait que souf-frir d’être entortillé des cables qui le soutiennent, cet entortillement
B ' étant