! MEL
18
fait manger aux femmes , dont les lochies necoulent pas suffisamment ; & l’on fait prendrqfa décoction , mêlée avec du nitre , pour re-médier aux indigestions ou suffocations quiarrivent pour avoir mangé trop de cham-pignons.
La Mélisse sauvage ou bâtarde, ouMélisse de montagne ou des bois ,nommée auífi Mélisse puante ou de pu-naise, tnelijsa sylvejïrà , croît par-tout auxenvirons de Paris & dans les bois : elle différéde la précédente non-feulement par ses tiges,qui font beaucoup plus basses , moins rameu-ses} par fes feuilles plus velues, plus longues;par ses fleurs plus grandes, & par son odeurqui n’est point agréable; mais encore par sesracines, qui font très-semblables à celles del’Aristoloche menue. Cette plante est vulné-raire, &, selon M. Tournefort, un très-bonremede contre la suppression d’urine.
( M. V. paroît parler du Melijsophyllom , quien effet n’a rien de commun avec la mélissevéritable. Elle entre cependant dans la ma-tière médicale fous le nom de Lamium Pliniiyelle a 1a qualité du Lamium & son odeur. H.)
La Mélisse de Moldavie , melijsa Mol-davica, est une plante qui croît naturellementen Moldavie , mais que l’on cultive chez nousdans les jardins. Ses propriétés font, ainíìque fa faveur & son odeur, à-peu-près lesmêmes que celles de la méliflè ordinaire : fesfeuilles ressemblent un peu à celles dc la bé-