MER
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M. Méad pároît convaincu, qu’abstractionfaite des mouvemens que causent à la mer desvents & les marées , ce fluide n'est pas dans« n état de repos & que conséquemment, laterre n’est pas par-tout d’unc densité unifor-me , comme le suppose le Chevalier Newton,mais que les courants du golfe de Floride, ainsique ceux de la côte du Brésil, & ceux qui furla côte du Sud tendent au Nord , font descourants de circulation entretenus par les den-sités différentes de la terre , & par son mou-vement de rotation fur son axe. M. Waitz,dans fa Dissertation fur la cause pourquoi seaude la mer Atlantique passe toujours dans lamer Méditerranée par le Détroit de Gibraltar,prétend que deux courants dont la directionest opposée, coulent par ce Détroit; le courantsupérieur passe constamment dans la mer Mé-diterranée, & l’inférieur fort toujours de cettemême mer , & fe dégorge dans s Océan. M.Halsey a toujours regardé comme tort vrai-semblables ces fous-courants marins , ainsi queles courants qui le sont à la surface. Toutesses opinions font appuyées d’obfervations :nous ne rapporterons qu’une expérience faitedans la mer Baltique, qui confirme le senti-ment de ces Auteurs. Un habile Marin étantdans une des frégates du Roi, ce vaisseau futtout d’un coup porté au milieu d’un courant& poussé par les eaux avec beaucoup de vio-lence. Aussi-tôt on descendit dans la mer unecorbeille où on mit un gros boulet de canon ;ia corbeille étant descendue à une certaine