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profondeur, le mouvement du vaisseau futarrêté : mais quand elle fut descendue plusbas, le vaisseau fut porté contre le vent, &dans une direction contraire à celle du con~r ont supérieur, qui n’avoit qu’environ quatreou cinq brasses de profondeur. M. Halleyajoute que plus on defcendoit la corbeille splus on trouvoit que le courant intérieur étoitfort. Par ce principe il est aisé d’expliquer ,comment il fe peut faire qu’au Détroit deGibraltar , donc la largeur n’est que d’environvingt mille, il passe une si grande quantitéd’eau de la mer Atlantique dans la Méd.ter-ranée, par le moyen des courants , qui ypoussent presque toujours les vaisseaux à l’Est.
Quoi qu’il en soit, les grandes marées nousprocurent des avantages très - certains ; ellesrepoussent l’eau des fleuves, la font remonterbien avant dans les terres, & en rendent lelit assez profond, pour qu’un vaissc-.u puissearriver aux ports des grandes vil es. Les na-vires attendent ces crues d’eau si commodes,ils en profitent pour arriver ou pour sortirde la rade, sans toucher le fond, & fans cou-rir le risque de S’ensabler. Nous donneronsau mot Sel marin , l’art de retirer le sel de lamer ou des fontaines salées ou marais salans.II seroit à desirer qu’on eút auffi l’art de défisaler par des voies commodes & non dispen-dieuses l’eau de la mer, au point de !a rendrepotable. Quelle ressource ne feroit-ce pas pourles vaisseaux qui entreprennent de longs voya-ges! M. Deslandes a prétendu que si l’on