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MER
celui des magasins. On tire communémenttous les ans des mines de Guancavelica, pourun. million délivrés de vif-argent, qu’ontransporte par terre à Lima, puis à Arica , &de là à Potosi. On a observé que quand lemercure se rencontre sous sa forme fluide ,alors il eít dilperlè dans des drusen : s’rl estintercepté dans de la pierre, il forme des fi-lons inclinés, & plonge très-profondément enterre : on eu a tiré à plus de neuf cents piedsde profondeur.
On donne le nom de mercure vierge ailvif-argent fluide, coulant, fans mélange, quel’on trouve dans des matrices terreuses oupierreuses, mais dont on peut le séparer parle moyen d'un ruisseau d'eau courante ou pardes cribles, ou des égoutoirs faits exprès, oupar le feu. II est souvent difficile de le retirertout fluide des entrailles de la terre , car il«'infiltre facilement & en peu de tems dansdes fentes terreuses ou pierreuses , ensortequ’on le perd souvent de vue , quand on croitêtre en état de l’obtenir entièrement. Tousles Auteurs disent que les Indiens & tous ceuxqui travaillent à retirer ce minéral fluide deses mines, ne vivent pas long-tems, & qu’ilsfont bientôt paralytiques de tous leurs mem-bres & meurent tous hectiques. On en attri-bue la cause aux vapeurs mercuriclles quiaffectent le genre nerveux : heureusement quel’on ne condamne aujourd’hui aux travaux deces fortes de mines, que des criminels.
L’on appelle mercure minéralisé celui qui est