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Tome troisième.
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EN GuHIR’E ET A CAYENNE. î|

fîon : c’est-à dire qu’il jettoit des pailles& des épis d'une grandeur extraordinaire,mais que ces épis étoient vuides pour laplupart, & les autres n’avoient qu’un très-petit nombre de grains. Je m’étonne quedes gens auílí éclairés que les Portugaisn’ayent pas compris que des grains semer:dans une Terre qui leur est aussi étrangè-re, que le climat leur est nouveau , on cbesoin de quelque tems pour s’y accoutu-mer & s’y naturaliser, & que pour y par-venir il n’y a qu’à semer le peu de grainsqui font nez dans le pays , & on verraqu’ils en raporteront bien davantage , &ces seconds donneront des moissons desplus abondantes. II ne faut pas s’imaginerqu’il faille un long espace de tems , pourfaire ces expériences ; il ne faut tout auplus qu’une année, parce que les grainsétant semés , ils n’ont besoin tout au plusque de quatre mois pour germer , pousser& rneurir. C’est un avantage si considéra-ble , que je m’étonne qu’on ne s’appliquepas à la culture du froment & des autresgrains, dans des pays auffi chauds & aussihumides que l’Iíle S. Thomé , & les au-tres Isses qui font dans une pareille situa-tion.

Les habitans de S. Thomé font quelque-fois fort incommodez des'fourmis & des rats.Ces mêmes incommoditez se trouvent dans-la Terre ferme & dans les Iíles de l’Amé-rique. On vient plus aisément à bout desrats que des fourmis : mais ce font des mauxA 7 paf-