en Guine’e et a Cayenne. 19
qui coupe la langue, l’isole entièrement.
Ce seroit une place imprenable dans ce pays-là, si elle étoit deffenduë par cent bonshommes, qui eussent des vivres, des pro-) visions, & de la valeur.
Elle résista en effet en 1610. aux efforts 11 eftde 1* Armée des Hollandois, qui étoit com-mandée par l’Amiral Pierre Verdoes, qui'menV^ats’étoit rendu maître de la ville , du petit iesHoiiac-Fort qui est dans la Baye où est le mouilla- à""ge ordinaire, & de toute l’Isle. La bra- 1 10 *voûte du Gouverneur Portugais & de faGarnison fut puissamment aidée par les ma-ladies dont nous avons parlé cy-devant ,qui en moins de quinze jours emportèrentl’Amiral , le vice-Amiral , dix sept Capi-taines de vaisseaux , plusieurs autres Qffi-» ciers, & la plus grande partie des troupes
qu’on avoit mises à terre K dont tous lesCapitaines périrent, à la relerve d’un seul :
& tout le reste auroit eu le même fort, s-’ilsse fussent opiniâtré davantage à cette entre-prise. II fallut donc l’abandonner, & ra-mener comme on put en Hollande les dé-bris de cette malheureuse Flotte.
Les Portugais fe rétablirent après le dé-part de leurs ennemis , & demeurèrent enrepos jufqu’en 1641. que les Hollandois fi- NouvelI ,rent une nouvelle tentative pour s’emparer t;mat iv C 'de ce mauvais pays. Je ne fçais à quoi des Hoi-f penfoient ces sages Républicains après les lanio,s '*■
funestes expériences passées , eux qui ont 1H 'tant de terres , & qui font si bien établisfur Les Côtes de l’Afrique. L’Amiral Yol
quii