j 8 Essays
un échange de nos Thermomètres, nousprîmes derechef, l’un fur les Thermomè-tres de l’autre, le point de la congella-tion, pareillement dans de la neige, ou dela glace fondantes, & nous ne trouvâmesaucune différence sensible entre les deuxobservations (a). S’il devoit y avoir quel-ques changemens à raison des climats,unedifférence de Latitude de près de f de-grés , ne les auroit-elle pas rendus sensi-bles ? Or, le mercure se tient au mêmepoint, toutes les fois qu’on plonge ainsile Thermomètre dans de la neige, ou dela glace fondantes, soit qu’on le fasse étiÉté, ou en Hiver, dans un temps chaud,ou dans un temps froid, & fous un poidsquelconque de l’Atmosphère. D’où jeconclus que le point de la congellationest un degré de chaleur constant, & mê-
(s) Depuis ces expériences, j’en ai fait d’au-tres â Londres, à Paris, fous la Latitude de48 degrés 50 minutes, & à Dijon fous la La-titude de 47 degrés io minutes, & j’ai trouvéque le point de la congellation étoit par toutle même; eníorte que je puis maintenant as-surer avec plus de confiance, que ce terme estabsolument fixe.