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fie íauroít atteindre à la chaleur de cet-te eau, quelque violente que soit sonébullition. Ainsi M. de Reaumut' attribueà ses Thermomètres une chaleur dontils ne font pas susceptibles; & la diffé-rence n’est pas de peu de conséquence ,car j’ai trouvé que la plus grande cha-leur d'un esprit de vin bien rectifié, nepafsoit pas le degré du Thermo-
mètre de Fahrenheit dans lequel le mer-cure est porté z 7 degrés plus haut parla chaleur de seau bouillante > & quel’eau-de-vie ordinaire alloit tout au plusau ipo™ degré du même Thermomètre.Tant s’en faut que toutes fortes de li-queurs spiritueuses plongées dans deseau bouillante, acquièrent, comme lepense M. de Reaumur, la même cha-leur , ou une chaleur égale à celle deseau environnante. Ainsi, à supposer quela plus grande chaleur du Thermomètrede M. de Reaumur, soit le 18o me degrédu Thermomètre de Fahrenheit Terreursera de 3 2 degrés.
22 . Mais quand bien même les Ther-momètres d’esprit de vin auroient toutela perfection qu’on peut leur donner »