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plausible, & l’on pourroit conclure de-là force d’inertie de la matière, que lescorps plus rares font plus facilement al-térés que les corps plus denses par lechaud & le froid du milieu environnant.n.(a) Je soupçonne , dit le Chance-,a lier Bacon, que la nature du rare &cc du dense peut s’accorder avec la dis-.« position plus ou moins grande, à re-a cevoir & à perdre la chaleur & le froid.',« Que l'on faíïe donc l’expérience lì un« corps plus rare ne reçoit & ne perd pas« plus facilement la chaleur & le froid* qu’un corps plus dense. Plus les corps« font denses , dit M. Boerhaave (£) ,« tant les fluides que les solides., plus il« faut de temps pour que le même feu les« échauffe également ». Et au sujet durefroidissement, « les corps , dit-il (c)
« conservent d’autant plus long-temps« la chaleur, qu’ils font plus denses &« plus pésans, & qu’ils ont plus de mas-« se — (á) , plus les corps font denses
(a) Bacon, Hist. Denf
[bj Chem. I. p. z 7j?. Voye\ auíE la p,
(c) Ibid. p. 164.