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forte, l’huile de vitriol, l’esprit de nitre J
le vis-argent.
18. L’assurance de ces Auteurs four-ílit une grande preuve de la foiblesse, ou *íì j’ose le dire, de la présomption de l’es-prit humain , qui j par une précipitationdangereuse * assujettit la nature à des loixqui n’existent que dans son imagination.Cette prétendue régie, suivant laquelleles corps eifiployent à s’échauffer & à seréfroidir des*temps réciproquement pro-portionnels à leurs densités, quelque plau-sible qu’elle paroisse dans la théorie ,n’est point du tout conforme à l’expé-rience. L’air, à lá vérité, s’échauffe &se résroidit plus promptement qu’aucunautre fluide que je connoisse, mais ils’en faut bien que ce soit dans une auffigrande proportion que l’exigeroit son ex-trême rareté, eu égard à la densité desautres fluides. L’eau est aussi plus lenteà s’échauffer & à se réfroidir que l’eípritde vin & l’huile, mais le mercure, sui-vant l’expérience que j’en ai faite , &contre ce qui est établi par la théorie,est après l’air le fluide le plus sensibleau chaud & au froid, quoiqu’il soit,