îi8 Essays
duisoient la dilatation de l’air, on décou-vrit bien-tòt le même en effet dans les au-tres fluides ; & enfin on démontra par desexpériences incontestables -, que les corpsles plus solides étoient eux-mêmes dila-tés par l’application de toutes sortes dechaleurs, dont les différens degrés ré-pondoient aux différentes dilatations.
6. Mais où faudra-t-il placer le com-mencement de la chaleur, ou la plus gran-de condensation des corps, & les limitesentre la chaleur & le froid ? Plusieurschoses parojssent étranges à la premiersvûe, qui étant examinées mûrement, &après avoir dépouillé les préjugés, de--viennent familières & aisées, & enfin onvient à ne douter plus de leur vérité. Oncroit assez communément qu’à l'instantoù seau se convertit en glace, elle estdépouillée de toute chaleur & absolu-ment froide ; & c’est d’après cette opi-nion , que plusieurs Physiciens ont con-sidéré mal-à-propos ce point comme lecommencement de la chaleur. Mais fíl’on fait attention que lës différons flui-des , comme la cire fondue, le suif fon-du , l’huile, le vin , Peau - de- vie, perdent