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périences que j’ai eu occasion de faire ;la chaleur de tout animal toit, en vertudu principe de vie , plus grande quecelle du milieu dans lequel il vit.
37. Si l’on fait attention à la gra-dation par laquelle, en comprenant tousles corps vivans, on descend depuis lesanimaux les plus chauds jufqu’à la matiè-re absolument inanimée, par nuancesprefqu’infensibles, on sentira qu’il esttrès-difficile de déterminer le dernier ter-me de la végétation & les limites entrele premier des animaux & le dernier desvégétaux. Dans toutes les expériencesque j’ai tentées , je n’ai pû découvrirqu’aucun des végétaux, non plus que lamatière la plus inanimée, acquit en ver-tu du principe de vie, un degré de cha-leur supérieur à celui du milieu environ-nant, & qui pût être distingué. 11 estvrai que comme l’air est beaucoup plusfacilement altéré par la chaleur & parle froid à raison de sa moindre densité ,il est quelquefois, principalement le ma-tin & pendant la nuit, un peu plus stoidque les plantes qui vivent dans ce mi-lieu , & par la même raison, jl paraît