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Tome sixième, seconde partie.
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14 Mémoires pour l’Histoire

yau, ne lui eu voulut pas davantage: je la viaensuite jetter en-dehors les pelottes de mortierqu’elle apportoit jusqu’à son ouverture.

La fin pour laquelle le trou est percé dansun massif de fable, ne sçauroit paraître équi-voque. II eít aisés clair, & on n'a pas beíoind’attendre que la fuite des opérations de laguêpe rapprenne , que ce trou eít destiné àrecevoir un œuf, & a loger le ver qui en doitéclorre. Mais on ne volt pas de même à quel-le fin la mouche bâtit le tuyau de fable, dontla construction semble demander beaucoup plusd’art, que la façon de percer un trou. En con-tinuant de suivre une guêpe jusqu'à ce que sonouvrage soit complet, on reconnoîtraau moinsun des usages auxquels le tuyau lui eít néces-saire. On verra qu’il n'est précisément pourelle que ce qu'un tas de moellons bien arran-gés eít pour des maçons qui bâtissent un mur.Tout le trou qu’elle a creusé ne doit pas servirde logement au ver qui doit naître dedans, uneportion de ce trou lui en donnera un suffisam-ment spacieux ; il a cependant été nécessairequ’il fut fouillé jusqu’à une certaine profon-deur, afin que le ver ne se trouvât pas expo-sé à une chaleur trop grande lorsque les rayonsdu Soleil tomberaient fur la couche extérieuredu fable. Le ver ne doit habiter que le fonddu trou ; la guêpe sçait la grandeur de la ca-pacité qu’elle doit laisser viíide,& elle la con-serve, mais elle bouche tout le reste, elle faitrentrer dans la partie supérieure du trou le sa-ble qu’elle en a ôté. C’eit pour avoir ce sablesojs fa main, pour ainsi dire, qu’elle a forméun tuyau de celui qu’elle ôtoit; car elle va par