20 Mémoires pour l’H i s t o i r e
ceux des guêpes a , & d’une couleur jaune tel-le que celle de Pambre: il avoir acquis toutle volume qu’il devoit prendre; auffi étoit-ilvenu à bout de manger tous les vers verds quefa mere avoir logés avec lui.
Mais lorsque la cellule étoìt toute pleine devers verds, on n’y trouvoit point encore lever jaune, ou il étoit íi petit qu’il échappoitpresque aux yeux.
Enfin, selon qu’il restoit plus ou moins devers verds dans la cellule, le ver jaune étoitplus petit ou plus grand. II naît fur le fonddu trou, & il commence par percer le côté oule ventre du ver verd dont il est le plus pro-che; peu-à-peu il le mange, & quand il n’enreste plus que la peau & la tête ecailleuse, cequi le réduit presque à rien, le ver jaune tireces débris, les fait descendre sur le fond de lacellule, & va traiter le second ver comme ila sait le premier. C’est ainsi qu’il les mangeles uns après les autres. Le ver jaune succele ver verd avec une grande avidité , il y estsi acharné qu’il m’a souvent fallu user de quel-que force pour lui faire quitter prise.
Tout ce que le ver de guêpe a à fairedans son nid iusqu’à ce que le temps de famétamorphose approche, c’est de manger ; j’aivoulu me mettre a portée de voir dans quel tempsil mangeoit , l’ordre dans lequel il consumoitíà provision de petits animaux , & enfin , cequ’il lui reíleroit à faire quand il auroit toutmangé. J’en logeai un dans un tuyau trans-parent d’un côté dans toute la longueur ; avec
du
* Fig }, 4 & 5.