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Tome sixième, seconde partie.
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70 MEMOIRES POUR L’HlSTOIRE

vanter d’une première origine aussi noble que!a nôtre. Quoique je regardasse cette queuecomme une partie, & même un instrumentqui leur étoit utile, j’ai absolument ignoré àquoi & comment ces moudrez pouvoient s’enservir, jusqu’au moment où il y en eut uuequi, sans etre effrayée de ma présence, vinten faire usage devant moi. Dès qu'un terreinConvient à certains insectes pour y faire croî-tre leurs petits, ce même terrein attire ceuxqui veulent nourrir les leurs de gibier. Lesenduits de fable a que j’avois étendus fur unmur , pour inviter des guêpes solitaires à yfaire leur nids, devinrent plus peuplés de leursvers que les garennes les plus vives ne le fontde lapins: le fable fut fouillé par-tout,&rem-pli d’especes de clapiers dont les entrées pour-tant ne restèrent pas ouvertes b. Un ichneu-mon à longue queuê c reconnut apparemmentcet endroit comme très-propre à fournir desaliments aux vers qui éclorroient de ses œufs.On n’eít point fâché de voir que des mangeurscruels soient eux-mêmes mangés. Le Mémoi-re précédent nous a appris que chaque guêpeavoit pourvu chacun de ses vers d’un bonnombre de vers d’une autre espece, quiétoientverds: l’ichneumonvouloit apparemment don-ner aux siens à manger les vers verds. /'ob-servai cet ichneumon dans l’instant où il vintse peser sur l’enduit sous lequel tant de petitsanimaux étoient cachés: la longue queuê dqxx’Ûiraînoit après lui', ne scmbloit qu’un seul filer,