74 Mémoires pour l’H i s t o i r e
qu’on concevra aisément en jettaut un coupd’œil sur la figure; & on concevra en mémetemps, que si Tare décrit par la première por-tion des demi-fourreaux, étoit plus grand com-me il le peut être , alors la tarriére pourroitentrer feule de plusieurs lignes dans i’enduitde fable.
Quand on pense combien la tige de la tar-riére eíl fine,qu’elle n’esl presque qu’un che-veu , on voit qu’il couvenoit qu’elle fût soû -tenue & fortifiée par les deux demi-fourreaux:sa portion qui a pénétré dans l’enduit , n’apas le même besoin de leur appui , elle entrouve un suffisant dans les parois du trou oùelle s’est logée. La partie de la tarriére quieíl en-dehors du trou, ne forme encore avecles deux pièces qui lui font un étui, qu’un filaisés délié, qui doit être fort flexible, & quipeut aisément se courber veis le côté, par rap-port auquel la force qui le pousse, tend à lerendre convexe. L’ichneumon sçait néant-moins maintenir la tige de l’iustrument en li-gne droite ; je l’ai vû quelquefois porter lapremière jambe du même côté en avant, &bien par-delà la tête,en appliquer le bout oule pied contre l’étui de la tarriére a , & la for-cer ainsi à rester droit, en lui donnant un ap-pui qu’elle ne pou voit faire céder.
' Nous avons déja fait entendre que la tigede la tarriére est plus large qu’épaisse , unpeu applatie : quand on l’observe au micro-scope , on découvre une espece de fente í ,une espece de cannelure qui partage en deux
égalç-
* PI. îj. fig. /f. f. b Fig. 9. ce.