2,02 Mémoires pour l’Histoire
se gonfle, & fait ainsi l’office de coin pourl’obliger à devenir plus longue. Elle gagnei’extrémité antérieure ducorcelet, elle parvientensuite au col, enfin elle avance jusque sur le-crâne, à la hauteur des yeux : là se fait uneseconde fente dont la direction est perpendi-culaire à celle de la première, elle va versl’une & P autre cornée, &s’étendjusqu’aucen-tre de chacune, & par-delà. Pour laire cettedernière fente, & sa partie de l’autre qui setrouve sur le crâne, il a été accordé à la de-moiselle prête à naître, de pouvoir gonfler satête, comme nous avons vu ailleurs que desmouches à deux aîles gonflent la leur dans unesemblable circonstance: cette tête qui, quandelle. sera devenuë dure & écailleuse, aura uneforme constante, peut, alors qu’elle est enco-re molle, en prendre successivement de diffé-rentes, se gonfler & se contracter, comme sielle étoit membraneuse.
A mesure que la fente du fourreau qui estau-dessus du corcelet s’aggrandit, une plus
t rande portion de celui-ci devient à découvert: s’éleve; & dès que cette fente est parvenuejusqu’à l’endroit du crâne où elle doit aller, Aque la fente transversale qui s’étend jusqu’auxcornées, a été faite, la tête de la demoiselletrop preflee auparavant, est plus à Passe, &en état de se dégager : elle se tire un peu ar-riére , & sort de la dépouille ; elle s’éleve au-dessus des bords d’une fente assés grande pourla laisser passer. La tête de la mouche est si
Ê rosse alors, qu’on a peine à concevoir qu’el-: ait pu être contenue quelques instants aupa-ravant fous le crâne de la dépouille. La par-tie