rv6 Mémoires pour l’Histoire
sur les autres : on a peine à imaginer commentchacune de ces ailes pourra parvenir à acqué-rir l’ampleur qui lui convient, comment ellepourra s’élargir & s’allonger suffisamment. Cequ’elles ont de trop en épaisseur, fournira auvolume qu’elles prendront dans les deux au-tres dimensions; elles font plissées comme lepapier d’un éventail, ou comme une feuilled’arbre prête à se développer, & c’est ce quiles rend si étroites; mais ce qui les rend cour-tes, c’est que chacune de leurs parties longi-tudinales est pliée comme ces lanternes de pa-pier plus à l’usage des Religieuses que des gensdu monde.
' Le développement des ailes avance dans lafuite k vûë d’œil, & on aime k en voir lesprogrès : ils font tels que lorsque j’ai voulu le*taire dessiner, le trait qu’oa traçoit pour re-présenter l’état où une aile venoit de se mon-trer , ne représentoit pas l’état de la même ailefur laquelle on jettoit les yeux pour redtifierce trait. Quelquefois la mouche reste cram-ponnée fur la dépouille, & c’est-lk que les ailesse développent; & assés souvent elle s’éloignede la dépouille pour aller se placer mieux s.Pendant tout le temps que le développementdure, elle est & doit être dans la plus grandeinaction ; fur - tout doit - elle éviter de donneraucun mouvement à ses ailes, & avoir fait choixd’une position où elles n’aient k craindre lefrottement d’aucun corps : ces ailes qui bien-tôt auront la roideur d’un talc, font plus flexi-bles alors, à plus molles qu’un papier mouil-
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