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les se fasse d’une façon singulière, il ne suppo-se pas une position si bizarre de l'entrée du con-duit par lequel doit passer la liqueur qui opé-ré la fécondation : l’ouverture que Leeuweu-hoek avoit placée en-dessus au col ou au cor-celet de cette mouche, l’eft, comme dans lesmouches des autres eípeces,en-dessous,&pres-qu’au bout de son long corps.
Mais les parties propres au mâle sont toutautrement placées dans le corps des demoisellesque dans celui des autres mouches ; elles nesont point au bout du derrière où Leeuwen-fioek les a cru, & où il étoit naturel de lescroire, en s’en tenant simplement k l’analogie.Pour peu uéantmoins qu’on examine le dessousdu corps du mâle, près de fa jonèbion avec leCorcelet, à ses premiers anneaux, on remarqueaisément des parties a qu’on cherche inutile-ment à celui de la fémelle : c’en est assés poursoupçonner au moins avec vraisemblance, quece sont celles qui constituent son sexe ; leur fi-gure fortifie le soupçon. Enfin si on persévè-re à observer des demoiselles qu’on avoit vûvoler par paires, on parvient k se convaincreque ce que Leeuwenhoek avoit pris pour l’ac-couplement, u’en est que le prélude, & queles parties du mâle situées si proche du corce-let, sont cependant celles qui doivent s’íntro-duire dans l’ouverture qui est au-dessous de l’a-nus de la fémelle.
^'accouplement complet d’une espece de cesmouches a été très-bien vû par M. Homberg,qui l’a décrit & en a donne une bonne figure
dans
* PI. 39. fig. 4. f. PI. 41. % 7.