des Insectes.
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dans les Mémoires de PAcadémie de 1699,pag. 145.* il avoit^étévû même long-tempsauparavant par Swammerdam , comme il pa-roît par Pédition de ses (Euvres, qui a été pro-curée au Public depuis peu d’années par lesfoins de feu l’illustre M. Boerhaave. Mais j’aieu apparemment plus d'occasions de le voir &revoir, que n’en ont eu ces célébrés Auteurs;j’ai pu observer divers petits manèges qui leprécédent, dont ils ne nous ont pas parlé, par-ce qu’ils ne se sont pas présentés à leurs yeux.Uu étang mal soigné qui se trouve très-prèsdechés moi, à Reaumurpsemble être placé pourdonner ce spectacle à qui eu est curieux, il apeu d’étenduë, & est rempli de roseaux & ‘degîayeuls; mais ce que fa position a de plus fa-vorable , c’eít qu’il est entouré de coteaux quien font très-proches : il est placé comme dansle fond d’un entonnoir; Pair est tranquille au-tour de ses bords, pendant qu’il est agité plusloin, ce qui invite les demoiselles à íe réunirpar paires tout auprès de Pétang même; ellesy font rarement emportées loin par ces coupsde vent qui les font perdre de vûë à l’Obscr-vateur, comme il arrive dans les lieux plus dé-couverts. D’ailleurs Pair y est plus échaufféque par-tout aux environs. C’est-lk que de-puis la mi-Septembre jusque par-delà la mi-Octobre, & dans les beaux jours depuis onzeheures du matin jusqu’à quatre & cinq heuresdu soir, j’étois sûr de trouver des demoisellesde toutes especes, unies ensemble ou qui cher-choient à s’unir; souvent huit à dix couples se 'présentoient k la fois à mes yeux : je n’étoisTarn. FI. Part. II. K embar-
* De l'édition i» p'. & j>»g. 206. del’i* iì°.