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res puissent être fécondées par une liqueurlaiteuse, versée dessus par les mâles: les deuxgrappes ne font pas plutôt hors du corps dela fémelle, dont nous les avons vu sortir sipromptement, qu’elles tombent au fond de seau,coinme deux petites pierres. J’aurois du voirdes mâles répandre de la liqueur laiteuse surles grappes d’œufs déposées fur les nappes &les serviettes; car pourquoi ne leur arriveroit-il pas de se méprendre, comme il arrive auxfémelles? si celles-ci ont J’jmbécillité de laisserleurs œufs dans des endroits où les vers n’etisçauroient éclorre, pourquoi les mâles aussimal habiles n’iroient-ils pas arroser ces mêmesœufs? & c’est ce que je ne leur ai point vûfaire. La quantité de liqueur dardée peut àJa vérité être û petite qu’elle m’ait échappé,car ce que j’en ai fait sortir de leur corps eale pressant, étoit bien peu de chose ; mais ilen paroît d’autant moins concevable qu’ellepuisse parvenir à agir fur des œufs qui se pré-cipitent si vite au fond de l’eau.
J’inclinerois plus à penser que les mâles s’ac^couplent avec les fémelles, mais que commela vie des uns & des autres est la plus courtede celles des animaux connus, leur accouple-ment aussi est le plus court de tous, beaucoupplus court que celui des oiseaux qui dure sipeu. Peut-être qu’il suffit à un mâle de scplacer un instant sur sa fémelle, pour la ren-dre féconde ; peut-être que celles-ci ne s’éle-vent après être sorties de Peau, & ne volentquelques instants, que pour se mettre à por-tée des approches d’un mâle. Peut-être mêmeai-je vû des faits affés positifs pour décider
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