ziL Mémoires pour l’Histoire
queur d’une autre nature, dans de l’esprit devia, elles y relient dans l’état où on les y amises ; cette liqueur spiritueuse n’est pas ledissolvant de la colle qui tient les grains atta-chés les uns aux autres.
Mais comment ces œufs sont-ils fécondés,comment ont-ils le temps de l’ètre ? car il sem-ble que chaque fémelle ne s’est pas plutôt éle-vée en l’air, qu'à peine y a-t-elle volé quel-ques inílants, qu’elle se rabbat vers la surfacede seau pour faire sa ponte. En quel tempsles mâles s’accouplent-ils avec les semelles!C’esl fur quoi je ii’ai rien à dire d’assés précis :des insectes qui ne paroissent que pendant lanuit, ue prennent pas pour paroître,un tempsoù l'on puisse les bien suivre des yeux. Swam-merdam qui a observé une autre espece d’é-phémeres qui se montre de meilleure heure,qui commence à se répandre dans l’air, plusde deux heures avant que le soleil se couche,prétend que les œufs sont fécondés fans ac-couplement ; que les mâles éphémères jettentfur les œufs que les fémelles viennent de pon-dre , un lait, une liqueur vivifiante, commecomme on croit communément que le font lesmâles de la plûpar.t des poissons. Si les œufsde l’espece d’éphémeres de Swammerdam oude l'espece commune sur le Rhin, étoient fé-condés ainsi, il seroit plus que probable queceux des éphémères de la Seine & de la Mar-ne le scroient de la même maniéré. Quand lanature varie extrêmement ses façons d'opérer,c'est raremement par rapport aux especes d’unmême genre. Or il me paroit extrêmement dif-ficile à concevoir que les œufs de nos éphémè-res