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Tome sixième, seconde partie.
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g18 Mémoires pour l’Histoiré

lesquels elles étoient plissées; mais voilà icidesailes bien développées, bien étenduës, quisemblent avoir pris toute leur consistance, &par conséquent être devenues cassantes, carcelles qui ont une fois soutenu un insecte enl’air, le sont, & se laissent très peuplier. En-fin ces ailes qui ont beaucoup d’ampleur, sontsi minces qu’on n’imagine pas qu’elles soientrenfermées dans une espece d’étui, & quandon sçait que l’aíle en a un d’où elle se doit ti-rer, on ne conçoit pas comment malgré sonampleur, elle pourra sortir saine par le boutétroit de cet étui, par une aisés petite ouver-ture qui se fait auprès de 1 origine de l’aîle:tout cela se fait cependant, & on a souventdes occasions de se procurer le plaisir de levoir.

Ces éphémères, aprés être sorties del’eau,s’élevent souvent fort haut en l'air, elles yvolent assés long temps, ou au moins vont-elles en volant assés loin du lieu de leur nais-sance : on en trouve à la campagne dans desbois éloignés de toute eau, & à Paris, ellesse rendent dans des maisons éloignées de la ri-vière: il y est pourtant plus ordinaire d'envoir dans celles qui en font voisines. Les en-droits où elles s’y fixent le plus souvent, lesmettent très à portée d’être vûës: leurs piedsfont armés de crochets si fins qu’ils trouventsuffisamment prise sur les carreaux de verre,pour s’y cramponner solidement. L’éphémeretient alors ses quatre ailes appliquées les unescontre les autres, & perpendiculaires au plandu corps «: elles font posées comme le font

celles