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tre au jour des œufs féconds, qu’après quel’un s’étoit uni avec un second limaçon, &l’au-tre avec un second ver de terre. En un motil n’a pas été accordé à ces animaux de se se-conder eux-mêmes: des faits fans nombre ontdonc confirmé une régie qui jusqu’à nos joursn’avoit paru démentie par aucun fait aisés po-sitif.
D’habiles Observateurs > Leuwenhoeck &Cestoni , ont pourtant osé avancer que cha-que puceron se suffisoit à lui-même; que sanss’être joint h un autre puceron, il mettoit aujour des petits qui lui devenoient semblables.Après avoir observé des pucerons à différen-tes heures du jour, & peut-être pendant lanuit, ils n’avoient jamais pu parvenir a en voird’accouplés, & de là ils ont cru être endroitde conclurre qu’ils ne s’accouploìeut pas. IIest vrai qu'il sembloit difficile que désinfectesqui se tiennent aisés tranquilles fur des feuillesoù ils sont souvent à découvert, eussent pucacher leurs accouplements à des ^euxéclai-rés qui avoient cherché à les voir. II fautpourtant avouer que cette preuve étoit troplégere pour établir une exception a une rég-ie d’une généralité si reconnue. Ce n’étoitpas assés de n’avoir jamais vû deux puceronsjoints ensemble dans les circonstances où onavoir cherché à les surprendre dans cet état,il eût fallu prouver qu’il n’y a aucune cir-constance où ils le soient. On pouvoit soup-çonner qu’il n’y a volt que certaines heures,ou peut-être certains moments de la nuit quifussent favorables à une opération si impor-tante; on la pouvoit supposer d’une durée siP 4 cour-