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Tome sixième, seconde partie.
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344 Mémoires pour l’Histoire

courte qu’elle ne laiíToit pas à l’Obscrvateurle temps nécessaire pour l’appercevoir. En-fin les pucerons font appliqués les uns contreles autres, ils s’entre-touchent par des partiesdifférentes, ils marchent en certains temps ,&passent les uns fur les autres;on pouvoitsoup-çonner qu’alors les occasions de se rendre ré-ciproquement féconds, ne leur manquoieut pas.Or des soupçons suffisent pour empêcher d ac-corder une proposition qui met une exceptionà l'ordre général : une telle proposition de-mande à être démontrée dans la plus granderigueur. Enfin, s’il en étoit besoin, M. Ces-toni nous fourniroit lui-meme un exemple, &dans un cas précisément pareil à celui dont ils’agit actuellement, propre à apprendre à sc teniren garde contre des preuves négatives de la gé-néralité desquelles on peut rarement étreasséscertain. Sur ce qu’il n’avoit jamais vû degal-linsectes accouplées , il a prétendu qu’elles é-toient des hermaphrodites de la plus singuliè-re espece; que chacune avoit tout ce qu’il luifalloitpour devenir féconde sans aucun secoursétranger. L’immobilité parfaite dans laquelleelles passent la grande & la dernière partie deleur vie, étoit très-favorable à ce sentiment.J’ai pourtant prouvé ailleurs <? que ces gallin-scctes si immobiles ont des mâles beaucoup pluspetits qu’elles ne sont, & très-agiles ,-qui lesviennent chercher, & qui sc joignent à elles.

11 y a des accouplements d’inscctes, quiquoique réels, ne peuvent etre apperçusitelsfont ceux des reines des abeilles,qui commen-cent & s’accomplissent dans des lieux impéné-

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* Terne If ', Mém , i. f . J7. &•