des Insectes. 357
cessa de l’observer que le 2<5 à 6 heures dumatin , qu’il fut obligé de quitter la campa-gne pour aller à Geneve : il en fut ramenédès le lendemain à cinq heures du matin, parle désir de le revoir, mais son impatience futmal payée. II crut avoir fait une perte consi-dérable, quand à son retour il ne trouva plusce puceron fur les feuilles où il l’avoit laissé,& qu’il eut fait des recherches inutiles pourdécouvrir où il étoit allé. Depuis plusieursjours, depuis qu’il avoit été conítaté que fansavoir eu de communication avec aucun autreinsecte de son espece , il avoit commencé &continué d’accoucher, M. Bonnet ne jugeaplus qu’il fût nécessaire de le tenir renferméfous l’efpece de cloche de verre dont il avoitété couvert dans les temps précédents. II sctenoic aussi tranquille fur les feuilles qui luiavoient été accordées, quelorfqu’il étoit pri-sonnier ; s’il marchoit , c’étoit fur la mêmefeuille, ou pour passer de celle-ci fur une au-tre: il y en eut même une fur laquelle il reliaconstamment dans la même place pendant huitjours; mais enfin le 26 il voulut faire usage defa liberté pour aller voir de nouveaux pays.A vrai dire néanmoins le reste des faits quefa vie eût offerts, ne pouvoit être que peu im-portant en comparaison de celui qu’il avoitappris. N’eût-il mis au jour qu’un seul petit,fans avoir eu commerce avec aucun autre pu-ceron, le fait essentiel étoit prouvé, qu’il ya dans la nature des animaux qui naissent enétat de multiplier leur espece fans avoir be-soin d’être fécondés par d’autres.
Sûr du plaisir que les observations de M.
Bon-