372 Mémoires potrR l’Histoire !
plus composée a été prise par celui qui ne tisçauroit manquer de choisir les plus parfaits «& les plus convenables.
Mais plusieurs sçavants naturalistes, & de t®ceux même qui s’étoient aílûrés par leurs gr;propres yeux qu'un puceron, à qui depuis pî’inslaut de fa naissance il avoir été impoffi* ®ble de communiquer avec aucun autre , de- Bovenoit en état de mettre au jour des petits vi- povants, ont cependant eu peine à croire qu’il èfût assés démontré que les especes de ces iu- d<sectes se conservassent sans accouplement. 11s gont eu un soupçon quiparoîtrasingulier;mais tuil est permis de se prêter à des idées qui ûiont quelque chose d’étrange, lorsqu’il s’agit tide rendre raison d’un fait qui mec une ex- c>ception aux loix les plus connues & les plus cigénérales. Us ont pensé qu’il y avoir peut- diêtre des accouplements parmi les pucerons, m& beaucoup plus efficaces que ceux des au- 4tres animaux,que le même servoit pour plus td’uae génération ; que les accouplements é- 4toient nécessaires , mais qu’ils n’avoient be- ifoin d’être répétés qu’après quelques généra- irions; que l’acte qui avoit fécondé la mere, iavoit fécondé le petit qui en devoit naître; 1que quoique celui-ci depuis fa naissance n’eûtcommuniqué avec aucun autre, il pourrait,après avoir pris son accroissement, mettre aujour des pucerons, mais qui peut-être feraientdes especes de mulets, ou incapables d’en pro-duire d'autres ; ou que si l’effet de l’accou-plement s’étoit étendu jusqu’à eux , ils nepourroient faire naître que des petits infé-conds ; en un mot, que l’accouplemeut pou- 1
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