37 6 Mémoires pour l’Histoirb
donne Lieu de douter si les especes peuvent c-tre perpétuées fans accouplement, si leur fé-condité ne s’épuise pâs après un nombre degénérations plus grand que le nombre de cel-les qu’on a observées. M. Lyonet établit unecolonie de ces petits insectes fur une branchede saule à découvert, mais tenuë dans l’eauenpartie, asm que ses feuilles conservassent pluslong-temps de la fraîcheur. Cette colonie futcomposée des pucerons surnuméraires, nésdes meres forcées k vivre dans une parfaite so-litude. Tous les pucerons nouvellement nésqui étoient de trop pour ses expériences, illes transportoit sur les feuilles de la branchede saule: examinant un jour les pucerons quiy étoient, il vit avec surprise un puceron ailédans la posture où font ordinairement les mou-ches mâles qui fécondent des femelles- Bien-tôt il eut lieu de penser que ce n’étoit pas lehazard qui avoir ainsi placé le puceron ailé furle nou-aîlé. Le premier se tenoit crampon-né , & paroiísoit tranquille sur Je second,pendant que celui-ci seinbloit inquiet, allanttantôt d’un côté , & tantôt d’un autre. M.
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Lyonet chercha à observer ce couple de près, in(
& parvint à se mettre à portée de l'exami- pe
ner au travers d’nne loupe: il vit que la par- »
tie postérieure du puceron ailé se recour- sei
boit par-dessus celle de l’autre , & venoit l'e
s’appliquer étroitement par dessous. Cette u- de
nion dura près d’une heure, & enfin le pu- il
ceron aîlé s’envola. La colonie que M. Lyo- i°,
net avoit établie fur la branche de saule,lui roi
donna plusieurs occasions de revoir des pu- eui
cerous dans i’atcitude de l’accouplement j mais ta
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