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vient successivement à dégager les autres. Cetravail a quelque chose de rude pour unpuceron dout les jambes n’ont pas eu encoreíe temps de s’affermír : plusieurs aussi s’endispensent. Ceux de différentes especes, &même ceux de la même espece varient quel-quefois par rapport à des procédés peu im-portants en eux-mêmes. M. Bonnet a, parexemple , observé un puceron du chêne quis’élevoit presque droit sur la dépouille dont ilachevoit de se tirer, à peu-près comme nousavons expliqué ailleurs a que le font les cou-sins, mais dans une circonstance où il ne leurest pas permis de le faire autrement.
Tous les pucerons se nourrissent du suc desplantes qu’ils pompent avec leur trompe; ilsî’enfoncent quelquefois si avant dans l’écorcedes arbres, qu’il ne leur est pas aisé de l’enretirer sur le champ. M. Bonnet a remar-qué avec plaisir combien des pucerons duchêne mettoient quelquefois de temps à ladégager, & le moyen dont ils se fer voientpour y parvenir. Après qu’il les avoit in-quiétés en les touchant, il voyoit qu’ils n’é-toient pas maîtres de quitter leur place aussi-tôt qu’ils Teussent voulu, leur trompe lesre-tenoit; pour la retirer, ils se balanqoiental-ternativement de droite à gauche & de gau-che à droite , ce manège étoit quelquefoislong. Dans une autre circonstance il vit unpuceron pour lequel il s’intéreffoit, bien plusembarrassé à dégager fa trompe: c’en étoitun du fusain qui avoit commencé k se tirer
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* Tome 4.