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Tome sixième, seconde partie.
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400 Mémoires pour l’Histoire

reil paradoxe, si je ne Payois vû que dans despays extrêmement éloignés,& où il ne fût pasaisé à d’autres de Palier revoir. Mais les mou-ches a faites pour montrer une si étrange sin-gularité, ne font pas rares dans ce pays; ellesn’y font que trop communes au gré de ceuxqui aiment les chevaux, elles font connuës pouretre de celles qui les tourmentent le plus. Onleur a donné des noms différents en diffé-rents endroits du Royaume: en Normandie onles appelle des mouches Bretonnes, & afféscommunément ailleurs, des mouches d’Efpa-gtie. Ce font des mouches à deux a îles, pluspetites que celles qui font nommées des taons,& plus grandes que d’autres aisés semblables kcelles de nos appartements , qui en Eté s’at-troupent & forment de grandes plaques fur lecol, fur les épaules & fur d’autres endroitsdu corps du cheval. C’est aux parties deschevaux les moins défendues par le poil,,que les mouches appellées vulgairement Bre-tonnes ou d’Efpagne , Rattachent plus volon-tiers , elles fe tiennent souvent sous le ventreentre les cuilses postérieures, ou la face inté-rieure des cuisses mêmes ; quelquefois ellespassent fous la queuë du cheval, & c’est alorsqu’elles Pinquietent davantage. Si on fe con-tente de les chasser , après un vol très-courtestes reviennent fur le cheval qu’elles suiventobstinément.

Les chevaux ne font pourtant pas les seulsanimaux auxquels elles en veulent, on en trouveassés souvent sur les bêtes à cornes, & à la

cam.

* îi. 48. fig. 1,