des Insectes. 399
toire des insectes avoir un tel prodige k nousmontrer. J’ai osé me prêter k un soupçon quiparoît d’abord fi déraisonnable: j’ai cherché kle vérifier ; & quelques especes de mouchesm’ont fait voir que le prodige étoit réel danstoute l’étenduë du sens singulier fous lequelnous venons de le présenter.
Ces mouches si dignes d’être connuês parl’état où elles paroisseut dans le moment deleur naissance, font de la classe de celles quin’ont que deux ailes,& d’un genre dont nousn’avons parlé qu’en passant, quand il s’est agide la distribution générale des mouches; nousignorions alors combien elles méritoientd’écreétudiées. Si nous eussions sçû ce qu’ellesnousont appris dépuis, probablement nous l’eussionsrapporté plutôt; néantmoins en faisant repa-roître des mouches à deux ailes k la fuite decelles k quatre ailes, nous ne faisons rien quede conforme au véritable ordre , k celui del’arrangement des vérités les plus essentielles.Deux Mémoires consécutifs concourront kprouver par faits extrêment singuliers, quel’Auteur de la Nature ne s’est pas contentéde varier prodigieusement les especes de pe-tits animaux qu’il semble s’être éga-lement plû k varier les moyens de les multi-plier.
Dans le fond il n’est rien moins admirablequ’uoe mouche, dès l’instant où elle fort del’œuf, n’ait plus k croître,cet œuf n’ayant ac-quis aucune augmentation de volume, qu’il leferoit que quelque volatile couvert de plu-me fût en naissant un oiseau parfait. Aussi nesçais-je si j’eufle osé assurer la vérité d’un pa-