I* Lettfes choisies
dc montrer que Tercullien n'avoír pas pris à Jarigueur le verbe Offerte , ou comme on parledans les écoles , stricto modo, mais feulementLitto modo. Pour ce qui est de Grotius il a ou-tré son sujet. 11 avoir d’étranges opinions là-def-fus : on m’a assuré qu'il benissoit tous les joursle pain à table, & qu’il prétendoit donner l’Eu-charistie à ceux qui étoient avec lui. C’étoit »disoir-il , communier à l’Apostolique ; comme íîles Apôtres avoient suivi , en cela l’ushge des Juifsparmi lesquels le Pere de famille ou le plus an-cien de l’assemblée faifoit la bénédiction , vousvoyez que c’est encherir de beaucoup fur 1er-tullien de la maniéré qu’il est expliqué par Rigaut,J’ay apris de M. Hardy, que M. de l’Aubef-pine avoit auífi eû quelque démêlez avec le P,Petau 3 & qu’il 1 avoir menacé de faire condam-ner quelques unes de lès notes fur Saint Epipha-nie , mais je fuis persuadé que ce fçavant Jésuite feseroit bien défendu. S’il y a quelque chose à re-prendre dans les livres de Petau , c’est principa-lement dans le deuxième Tome de fcs dogmesTheologiques où il paroi t favorable aux Ariens ilest vray qu’il adouci dans fa préfacé ces endroits-là ; mais comme le corps du livre demeure dansson entier , & que la préfacé qui est une excel-lente pie ce n est venue qu’aprés coup, on n’a pastout à fait remédié au mal que ce livre peut faireen ce rems-ci où les nouveaux Unitaires fe van-tent que le P. Petau a mis la tradition de leurcôté. Iay vu ici des gens qui croyent que Gro-tius qui avoit de grandes liaison avec Crellius Siquelques autrss Sociniens a surplis ce fçavant Jé-suite ; mais il ny a aucune vrai ièmbíance , qu’uuhomme aullì habile qu’êtoit Petau fe soit laissétremper par Grotius qui étoit son ami. II estbien plus probable qu’il a écrit de bonne-foy fez