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il le vendoit ne lent pas tout entier.
Cét ouvrage contient à la tête une approba-tion de neuf ou dix Rabbins de Constantinople quieu font l’éloge, mais à vous dire la vericc , quoi-que la premiere partie qui est intitulée Lumièrede la Loi renferme une critique exacte fur tout letexte du Pentateuque, & qu ou y cite des BiblesMst de toute sorte de Païs , la pluspart des en-droits qu’on rétablit,par le moyen de ces Mfl. fontpeu importuns. Ce ne sont pour l’ordinaire que desminuties qu’il feroit trop long de vous marqueren particulier; comme les Juifs ont corrigé depuisplusieurs siécles leurs exemplaires de la Bible furla Mast'ore, il n’est pas étonnant de voir qu’il nes’y trouve point de diverses leçons considérables,puisqu’ils n’onc point de Mst qui ne soient fortpostérieurs à cette Mast’ore. Entre les Bibles Hé-braïques Mst qui sont dans la Bibliotéque desPP. de l’Oratoire il y en a une , ou plutôt unepartie d’une , qui a été écrite en Affrique & de-là.transporté à Constantinople d’où M. de Sancyalors Ambassadeur du Roy à la Porte l’a apor-té à Paris. Elle est d’un tres-beau caractère Scécrite avec beaucoup d’éxactitude fur d’autres bonsMst mais ayant été revue íúr la Mast'ore qu’ony a ajoutée aux marges , on en a raturé plusieurslettres, fur tout les Vau Sc les JoA pour la rendreconforme aux corrections des Mastoretes : ce quej’ay‘ remarqué dans quelques autres Bibles Mst.qui font dans cette même Bibliotéque. Si Bux-torf le Pere avoît eu de semblables Mst. lorsqu’ilfit imprimer à Basle la Bible Hébraïque qui avoirété imprimée à Vernie avec les commentaires dequelques Rabbins par Daniel Bombergue, son édi-tion íêroit bien meilleure,. C est une extrême né-gligence à ceux qui ont en le soin de l’imprestiondu Texte hebreu dans la belle Polyglotte de M. le