de Monsieur Simon. t 7
Jay , de n’avoir pas consulté ces excellens MíT. étprincipalement ceux de la Bibliotéque du Roy.Le P. Morin étoit si fort entêté de ion Texte Sa-maritain , de la Version des Septantes, & de nôtreédition latine , qu’il a négligé le véritable Originalde la Bible pour appûïer un faux Texte tel qu’estcelui des Samaritains qui a été manifestement re-touché , & des Versions qui ont été altérées en uneinfinité d endroits.
Pour revenir à la Critique de Cappel dont je vausay parlé au commencement de ma lettre » il fautque vous y joigniez la lettre Apologétique du mê-me Auteur qu’il écrivit Tannée suivante au sçavantUsserius , pour se justifier des accusations de Bou-lins. II rapporte dans cette Apologie imprimée inquarto à Saumur plusieurs faits qui méritent d'êtreíçûs, & entr’autres celui qui regarde le P. Morin.On accusait Cappel d'avoir eu des intelligencesavec ce Pere pour ruiner les originaux de récri-ture , & établir par ce moyen notre Version vul-gaire ; mais le Professeur de Saumur montre clai-rement , que loin d'avoir eu ce dessein , il y avoiedans son Mss. un assez long endroit où il réfutaitMorin ; mais que ceux qui avaient eû le foin desédition de fa critique lavaient supprimé, vousle trouverez tout entier dans cette lettre Apolo-gétique.
A propos du P. Morin & de Cappel je vousraporteray un fait que vous ferez peut-être bien-aìiê de sçavoir. Dans le tems que je demeuraisdans Tlnilitution des PP. de l’Oratoire, le P.Bertat qui en étoit le Supérieur, Sc qui hebraïfoitun peu, me dit qu’il avoit rendu une visite avecle P. Morin à Cappel dans Saumur > que celui-ci avoit d’abord connu que Morin n avoit qu’uncconnaissance tres - médiocre de la GrammaireHébraïque, Sc qu’il Tavoic exhorté à s’y appli-