de Monsieur Simon.
de même de la Religion Huguenote en France ,cjui n’est point la Religon du Prince. Je parle iciíelon les loix humaines pour répondre à vôtreHuguenot, qui croit être à couvert par une pres-cription de 6 o. ans. Toute Religion qui n’est pointla Religion de l’Etat, est contre le Droit commundu Royaume j &par conséquent elle ne peut sub-sister que par le Droit de privilège. On a doncraison de vous demander , nonobstant la posses-sion de 60 . ans, les titres de vos privilèges, &Cde vous condamner saute d'en produire cîe véri-tables , & tels que la rigueur des Loix demandecn ces cas-1 a.
a Ce n'est pas assez de prouver que vous avezCu l’exercice dans un lieu. 11 faut prouver de plus,que cet exercice a été rcel des son commencementparce qu’il est constant qu’en plusieurs lieux vou*avez passé de l’exercice personnel & par privilè-ge de Fief à un exercice réel ; & il y a plusieurscirconstances requises pour faire un établissementd’exercice réel : ce qui fait que vous perdez lameilleure partie de vos causes dans le Conseil duRoy, où l’on examine cette sorte de faits selontoute la rigueur du Droit, comme la chose le de-demande. Vous ne pouvez donc pas vous plain-dre raisonnablement du peu de justice qu’on vousrend présentement, dites-vous, tant dans le Con-seil du Roy, que dans les Patlemcns. Au contrai-re les Catholiques semblent être en droit de seplaindre de ce qu’on a toléré si long-tems desabus manifestes •& des contraventions à l’Edit deNantes. Je ne m'arrête point à réfuter quelquesexemples que Fauteur du libelle produit pourfaire voir qu’on emploie même des pieces faus-ses contre les Huguenots. Car ces exemples qu’ilraporte font autant de preuves évidentes de l’ìn-tegrité des Juges Catholiques, puiíque loin d’y