; j
66 Lettres choìjìe f
ton Evêque de Londres - Quoi ! dans le tems qrfSvous étiez en France, vous n’aviez que dumèpris-pour Charenton. Vous avez cté fortement velpé-rií'é par vos Ministres pour avoir voulu vous ma-rier dans la Chapelle- de l’Ambassadeur d’Angleter-re íèlon les cerémoniesule. l’Eglise Anglicane : Scaujourd’hui que. vous êtes en Angleterre , votts-quitez cette Eglise pour vous trouver dans les assem*-hiées de fanatiques ?
Le Docteur Cous que vous connoíssez m’a tou-jours parlé du Roi d’Angleterre avec beaucoupd’estime. 11 ne desefpere pas qu’il ne rétablisse laCatholicité dans fes Etats. Jugez où vous en seriezíì cela arrivoit. Il y a encore bien du chemin à faireavant que d’en venir là. Je suis même persuadé queMonsieur le Duc d’York a publié trop tôt fa Ca-tholicité. Le Docteur Gouf à de grandes idées là—dessus. Il m’a fortement pressé autrefois pour faireun volage en ce païs-là. Il vouloir me faire de-mander par le Roi d’Angleterre qui a besoin , degens favans pour tenir tête dans l’ocasion à quel-ques Episcopaux qui sont habiles. Mais je lui a y.toujours fait réponse 1 , que je n’étois pas hommeàm’aller faire pendre en Angleterre, & que je nevoulois, point être le premier saint de Normandie..La suite des aíaires lui a fait connoitre quej’ayeuraison de ne le pas . croire. II en a rejette toute lafaute fur le Roi qui ne devroit point , diíoit-il,.tenir dé Parlement. Car ces Parlemens font autantde Cabbales contre la mail’on Royale que les An-glois naiment pas.
La réponse que le Roi d’Angleterre a faite à ceuxqui lui parloient d’une réunion des Religions estdigne de ce Prince. On m’avoit dé j a dit , qu’ilavoir nommé pour cela deux Milords qui palfoienrpour n avoir point de Religion , assurant qu’il neraloit point le servir, dans cette grande afaire. de