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passages de l’Ecrìturedont Daillé se sert pour mon-trer que vôtre profellion de foi ne contient rienqui- nefoitapuïé íitr l’autorité des- Livres Sacrez.Cc íùbtil Unitaire faií'oit voir au contraire dansce .Dialogue , que Daillé raiíònnoit tres-mal, &que fia Religion étoit plutôt sondée fur de sailliesconséquences , qu’il tiroit de l’Ecriture , que iiirf Ecrit ure même. M’ayant. donné ce manuscrit àlire pour en fçavoirmon sentiment, &íîje jugeois.à propos qu’il le publiât, je lui fis réponse ,. queson Livre qu’il croioit être propre pour convain-cre les Huguenots.de la fausseté de leur Religion,,étoit le remede de Trivcliu , Tri vélin lui dis - je ,promit à un Bossu de guérir fa bosse : ce qu’il fit jmais il creva l’homme en ôtant fa bolîe. Ainsivôtre livre ne peut servir qu’à faire des Sociniens,& non pas des Catholiques.
Vos. Anglois font admirables. Il n’y a rien de sifaux , que ce qu’ils vous ont dit touchant la réu-nion des deux Religions en Erance. Ce n’est pointla méthode de l’Eglise Romaine, où il peut bieny avoir de petits défauts-, comme il en arrive danstous lesgrands corps ; mais fçachez quelle n en-trera jamais en compromis avec les Huguenots ,principalement dans des tems où l’on est en état dcles faire rentrer à coups de bâton dans l’Eglise , dela quelle ils se font séparés mal à propos. Je voisbien que ces bruits de réunion & de conciliationnaissent parmi vous. Les Anglois íònt de grandschercheurs, en matière de Religion. II me paroicmême parccque vous m’écrivez, que c’est une ma-ladie qui vient de l’air qu’on respire encepaïs-làautrement vous ne m’auriez pas mandé, que depuisque vous étés à Londres vous allez tantôt aux.Eglises des Episcopaux , tantôt à celles des Puri-tains , & quelquefois aux assemblées des Anabap-tistes, Quç dira vôtre boa ami Monsieur de Comp-
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