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rifié cette observation parce qu’on ne nourrit quedes moutons & des chèvres dans ces Isles desertes.La Ferule d’Italie & de France est différente decelle de Grèce ; ainsi quand a Martial a dit que laFerule ètoit le sceptre des pédagogues à causequ’ils s’en servoîent à châtier les écoliers , il aparlé fans doute de l’espéce qui vient en Italie^ enFrance & en Espagne sur les côtes de la Méditer-ranée.
Celle de Grèce sert aujourd’hui à faire des ta-bourets : on applique alternativement en long &en large les tiges sèches de cette plante pour ehformer des cubes, arrêtez aux quatre coins avecdes chevilles de bois : ces cubes font les placetsdes Dames d’Amorgos : quelle différence de cesplacets & des ouvrages où les anciens cmployoientla Ferule ? Plutarque & Strabon remarquentqu’Alexandre tenoit les œuvres d’Homere dansune calsette de Ferule à cause de fa legereté : onen formoit le corps de la calsette que l’on cou-vroit suivant les apparences de quelque riche étof-fe ou de quelque peau relevée de plaques d’or,de perles & de pierreries : nous incisâmes quel-ques tiges de Ferule dans cette Isle ; le lait qui ensortit, de même que les grumeaux qui s’étoientformez naturellement fur d’autres tiges de la mê-me plante, ne sentoient point du tout le Galba -num : cette drogue se tire d’une plante umbelli-fere qui naît en Afrique , que nous avons conser-vée aslèz long-temps dans le Jardin Royal, & quej’ai rapportéeau genre b d ‘Oreoselinum par la struc-ture de son fruit.
a Ferulaeque tristes feeptra Galbaniferum , frutescens
Patdagogorum cessent, lib. Anisi folio. Inst. rei hsrb.
I O. Eptjrrxm. Z
* Oreoselinum Africanum,
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