dc Grand Emir. 9étés habillé comme eux, & vous par-lez notre Langue , les François ne lasavent pas : Je lui répondis que jevoïageois depuis un assez long-tems dansles Etats du Grand Seigneur , & quel’étude, St les conversations que j’avoiseuës avec ses Sujets, m’avoient apprisquelque choie de cette Langue: alorsil me remercia du présent que je lutavois fait, £c me dit fort honnêtementque c’étoit bien assez de la peine quejem’étois donnée de le venir visiter, fansm’être mis en depense pour un présentaussi beau Se aussi rare en cepaïs-là, quecelui que je lui faií'ois. Je lui répliquaique le commerce que j’avois eu avecceux de sa Nation , rrsavoit appris lesbienséances Sc les usages du pais, quandon se prelëntoit devant les Seigneurs dcson rang ; que je íavois qu’il n’avoitpas besoin de ce que je lui donnois,asm t chez lui des choses plus rares Scplus singulières ; mais que je voulois sa-tisfaire à la coutume, Lc lui marquermon respeét.
L’Emirse tournant alors vers ses Of-ficiers , leur dit, je ne vois pas queles Francs soient si barbares qu’on nousles dépeint, nous nous servons de leursA 5 noms