mr Grand Emir. if
appelle 3 Jjìouni , pastent la journéeavec la fumée du Tabac, ils lévcnt 6cfe mettent de mauvaise humeur contreceux qui les interrompent ; c’eít un as-sez plaisant spectacle de voir ces mangeursd’x )pium , 6c de Berge » appellés enco-re b Teriakis en leur Langue , chanter,rire tout seuls, ôc faire des contes dans le
com-
a Du mot Opium, Suc de Pavot noir, on a fait parcorruption Afioun , & Afiouni, preneurs d’Afiounjles Turcs les appellent Benghi.
b Ceux qui prennent du Benge, ou de PAsiounfont condamnés par les Musulmans rigides à causequ’ils produisent le même esset que le vin, & parceque la Theriaque prête quelquefois son nom àcesdeux drogues, on donne aussi le nom de Thmaiioa.preneurs de Theriaque à ceux qui usent de l’A-fioun &c. Ce nom signifie aussi un débauché. On ra-conte qu’un Prédicateur déclamant un jour contrecet abus s’emporta si sort, qu'un papier où il tenoicdu Benge, dont il uloitlui-mêmesouvent, tombade son sein au milieu de son Auditoire; mais quefans perdre contenance & fans s’éronner il s’écria, levoila cet ennemi, & ce démon duquel je vous par-le &c. Prenez garde qu’il ne sc jette fur quelqu’unde, vous , & ne le possede &c. II s’en tira par cetourd’adresse ; mais un Poete quiétoit dans l’Au-diroire lui envoya le lendemain une Epigramme envers Turcs, par laquelle, après l’a voir averti qu’Jfalloit prêcher d’exemple, il lui diíoit; avant qued’examiner le compte des autres , travaillez à ac-quîtes vos propres dettes.