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Ul accoutumé. Nous avions une si grandeík abondance de fruits, & de PastèquesM surtout , que je sus bien un mois en-dï tier fans boire unè goûte d’eau.
C'étoit une chose si extraordinaire defllf voir un Franc parmi les Arabes, quej® tous ces Princes croient bien aises de me« regaler en particulier dans leurs Camps,efe qui font ordinairement éloignés de ceuxcn: dé ì’Ernir d’environ une lieue, & dans
lit lesquels ils ont la même autorité. L,etk: plus jeune de ces Princes , appellé l’E-
c,t mir Dervich , voulut me mener avec,<f: lui, pour satisfaire la curiosité de fa me-
nt' re &c de fa sœur , qui avoient toutes iesoitr envies du monde de savoir ce que c’étoitlia qu’un Franc: mais lorsque nous arrivâ-fc mes à leur Camp , elles ne purent ja-:di mais me distinguer parmi une centaineitei d'Arabes qui étoient comme moi à laîrá’ fuite du Prince.
sc Après que l’Emir Dervich m’eutdon-idì né la collation, il me mena prome-1,1 ner autour de la Tente des Princessesw, pour leur donner le temps de me consi-aci derer ; & vers le soir un peu avant qu’onitoí! eût servi à souper, on vint avertir qu’el-ÍO jj. les alloient sortir. Alors tous les hom-jjjj mes rentrèrent dans leurs Tentes par res-