48 Voyage au Camppeót ; Sc les Arabes , qui prenoient foindemoi, mViant fait cacher dans un coinde celle où j’étois loge, ils melesfirentvoir par un trou, tandis qu’elles fepro.menerent quelque temps tout auprès,pour prendre Pair.
La mere de l’Emir Dervicb, veuvede l’Emir Khachan, étoitbelle,grande, Scfortblanche , âgée d’environ trente-cinqans,fa filleétoit petite, fort menue, Scd’une taille agréable & degagée,fon visageétoit blanc, un peu long, Sc vermeil, avecde beaux yeux bien fendus, Sc bordés d’u-ne couleur noire, composée avec de la tu-tie : çlle pou voit avoir environ quinze ans.
L’Emir Dervich n’avoit que dix-huitans tout au plus ; il étoit fort beau gar-çon , Sc tout-à-fait ressemblant à fasœur, mais beaucoup plus grand ; il étoitcivil, honnête, ôc d’une douceur qu’onn’espereroit pas de trouver dans la Na-tion du monde qui fe pique le moins depolitesie j il vivoit avec moi, Sc avecses gens comme avec ses camarades : falibéralité le rendoit absolu fur ses Sujets,& le faisoit aimer de tout le monde. IInous tint long-temps à table contre lacoutume des Arabes , parce que nousavions du vin, qu’il faisoit boire à la
ronde